Les Vieux

Chateaux

 


Distance : circuit de 18.4 km ( 16.8 km si on part du silo)
Communes traversées :
Bueil, Guainville, La Chaussée d’Ivry, Ivry la Bataille, Garennes sur Eure.

Point de départ : Gare SNCF de Bueil. Se repérer sur le panneau¬ des circuits de randonnée devant la gare. Partir par le chemin qui longe les voies, vers le sud-est.
0,5 km : A g. Une stèle située au cœur d’une enceinte enherbée¬ marque l’emplacement d’un ancien cimetière militaire¬ créé à la fin de la guerre 14.18 pour inhumer les soldats¬ décédés dans un hôpital militaire situé à Bueil. Les 152 soldats enterrés (dont 17 allemands) sont morts entre oct. et nov. 1918.
0,8 km : N’oublions pas de tourner à g. Sur le chemin montant¬, à l’opposé du pont SNCF et du silo.
1,6 km : (environ) : La nature du terrain est en train de changer¬. Dans les champs nous passons du silex à la pierre. Sous nous, les pentes crayeuses sont plutôt molles. Nous atteignons¬ la plate-forme lutétienne, au calcaire plus dur (le “Cron” des cours de ferme autrefois).
2,1 km : Cote 130 m. A dr. Nous laissons à g. les carrières du “Beau Tertre”. Devant nous, par-delà la vallée, le “vieux château¬” de Guainville.
2,45 km : On emprunte le vestige disparu d’une voie ferrée privée, d’intérêt local.
3,4 km : Nous traversons le lieu-dit “Les Cardinaux” et passons¬ sous la ligne SNCF “Paris-Cherbourg”.
3,7 km : Nous empruntons un chemin herbu qui raccourcit la route en direction du lieu-dit “les Fontaines”.
4,2 km : Nous atteignons l’ imposante propriété appareillée en moellons calcaires blancs et durs, ses vieilles tuiles plates, son point de vue, sa source, son allée de noyers, nous nous croyons être en Périgord.
4,5 km : Poteau de balisage. Notre circuit n° 4 croise celui du Radon.
5 km : Arrêt sur ce qui ressemble à une ancienne place de village, sous deux tilleuls majestueux, tout à côté d’un vieux puits (manivelles condamnées). L’histoire de cette paroisse est probablement liée à celle du Vieux Château. Mais en 1793, un autodafé détruisit titres et registres.
5,2 km : Après être passé sous une ruine (porte d’enceinte?) nous arrivons sur un dégagement, face à la vallée d’Eure. A g., derrière les douves profondes, apparaît le châtelet d’entrée d’une importante ruine de château-forteresse. Dès le Xème siècle, et jusqu’au XVIIIème, il a dépendu de la Châtellenie de Bréval, sous suzeraineté française.
6,7 km : Nous avons longé le rebord du plateau. Nous pouvons¬ nous offrir, peu avant la plongée sur Nantilly, une dernière vue, en particulier celle sur le golf Hersant.
7,15 km : Après une descente le long de conifères, (sequoïadendrons), nous arrivons au niveau des pépinières du golf. A g. le tulipier avec ses feuilles en forme de lyre (liriodendron). A d., composant un spectaculaire “été indien” lorsqu’arrive l’automne, le liquidambar (d’Am. du Nord) et le Ginkgo Biloba (ou arbre aux 40 écus qui nous vient du fond du jurassique, via la Chine).
7,5 km : Intersection avec la D 16. Prendre à g. puis à d. Nous passons devant les ruines (à sauver) de l’ancien cimetière et de l’église de l’ex-paroisse de Nantilly, rattachée à la Chaussée d’Ivry.
Nous passons au cœur du golf. Les espèces exotiques ont remplacé les espèces indigènes (locales). Les étangs ont remplacé les prés. Des collines ont été dressées sur le fond plat de la vallée, gênant le passage et l’étalement des crues. Un pont à trois arches en pierre de taille est jeté à l’ancienne sur le lit de l’Eure...
9,2 km : Sur le pont de la Vesgre. Des frênes tiennent la berge, aussi bien que des coûteux blocs de grès. Un chemin mène à la confluence. Nous verrons à la couleur des eaux qui refusent quelque temps de se mélanger, que les eaux de la Vesgre sont plus brunâtres que celles de l’Eure, teintées par un humus acide en provenance du Massif sableux de Rambouillet où elles sont nées.
9,35 km : Prenons à d. vers Ivry. De temps à autre, nous apercevons le site médiéval.
10,25 km : Nous sommes en haut de la rue Henri IV, face à l’admirable “Maison de l’Ange”. Laissons à notre d. l’ancienne demeure du baillis (qui donne sur la “rue des belles femmes”). Prenons à g. et montons les quelques marches qui longent l’église St Martin d’Ivry. “Eglise romane, gothique ou renaissance ?”(*). Ne retenons que l’inscription révolutionnaire qui figure en lettres noires sur son chevet : “Temple de la Raison et de la Philosophie” et entamons l’ascension du promontoire crayeux qui porte les ruines du célèbre château-fort..
10,5 km : Arrêt au panneau des chemins. Prenons à d. par la “sente du sabotier”, l’un des nombreux aménagements qui ont mis en valeur les fouilles restauratrices des années 70. Panorama remarquable sur la rue Henri IV et sur les vieux toits d’Ivry. En face, sur l’autre versant, le royaume de France. Depuis cette éminence, nous comprenons mieux le rôle de notre château féodal normand et sa valeur en zone frontière.
11 km : Face au panneau historique (*) Nous venons d’accéder aux ruines de la forteresse après avoir emprunté l’un des trois fossés qui barraient l’accès du promontoire.
Nous sommes passés près d’une excavation franchie par un petit pont : c’était le probable endroit d’une très utile “source St Ursin”, récemment avérée. La plus vieille forteresse¬ en pierres de Normandie fut construite aux alentours de l’an 1000. Et c’est dès 911, au traité de St Clair sur Epte, que cette millénaire fut conçue. Pour évoquer quelques dames, il y eut la terrible Aubée¬ (“petite belle-fille de” de Rollon) qui fit payer à Lanfred sa talentueuse réussite architecturale. Il y eut l’ombre de Jeanne d’Arc, qui galvanisait le Dunois¬ lorsqu’il reprit définitivement la forteresse en 1449. Il y eut Diane de Poitiers propriétaire de dernière¬ lignée. Mais nous reviendrons¬, ne serait-ce que pour découvrir la vraie “Butte Talbot” où furent probablement placées en 1418 les pièces d’artillerie d’un siège de 40 jours.
11,7 km : Nous contournons par la g. une entreprise d’espaces verts et abordons la traversée du plateau calcaire¬ marqué par l’absence de l’arbre...
13,2 km : ... et la présence de lignes à haute tension (voir les indications sur le pylône).
15,2 km : Garennes sur Eure. 1052 hectares, dont 22 ha de vignes autrefois. 1572 habitants. Seul subsiste de l’ancien bourg : une ancienne maison seigneuriale (n° 9 et 11), un reste d’ancien prieuré (restaurant) et une église à architecture romane du XIIIème siècle.
15,5 km : Ex-halle. Ex-marché. Ex-pont à trois voûtes en pierre... Prenons la direction du stade, à droite, avant le nouveau pont (construit en 1942).
15,8 km : Pénétrons sur le stade, longeons la berge d’une rivière paresseuse qui sort d’un important méandre, empruntons le pont et l’ex-voie SNCF (voir notice de la Côte Bigot).
16,8 km : Traversons la route Garennes-Guainville
17 km : Notre petite passerelle sur le Radon, ruisseau¬ qui descend de Bréval, vous plaît-elle ? A d. une ancienne¬ ballastière, représentante de l’une des nombreuses¬ extractions d’alluvions fluviatiles qui ont failli défigurer notre vallée d’Eure. C’est ici que l’on a rayé de la carte, dans les années 70, un cimetière¬ mérovingien¬ d’une vingtaine de tombes, heureusement relevées avant disparition.
17,5 km : Silo UCASEN (Union Coopérative de Stockage¬ de la région Evreux le Neubourg).
Saurez-vous retrouver votre lieu de départ ?

* Voir documentation en mairie d’Ivry la Bataille.

BONNE PROMENADE !
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Carte du sentier

Note :
- Pour en savoir plus sur le balisage de la FFRP, consultez l'article les chemins du "Bon'Eure" dans notre bulletin d'information n°
1.


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Autres sentiers :

La côte Bigot (distance : 11,6 km ; communes traversées : Bueil, Neuilly, Garennes sur Eure).

Le parcours botanique de la butte d'Ezy (distance : 1 à 2 km ; commune traversée : Ezy sur Eure).

 

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