Numéro 3
- Octobre 1998 |
Au sommaire de ce numéro :
| Éditorial | Des nouvelles de l'environnement |
| Choisir son sac à dos | Dossier chauffage |
| Le jour se lève sur Trifouilly-la-Recycleuse |
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L' automne est toujours prometteur de bonnes résolutions,
de grandes décisions, et d'une activité débordante ! Ce
numéro 3 en témoigne avec l'entretien du compost, l'installation
d'un chauffage nature, ou le choix d'un sac à dos pour les prochaines
vacances. Et puis, pour donner matière à réflexion aux
longues soirées d'hivers, voici des nouvelles de l'environnement glanées
tout au long de l'année.
Nous avons repris nos activités de balisage avec deux nouveaux sentiers,
un sur la commune de Croth et un autre sur Ivry, les topo-guides seront édités
au printemps et nous ne manquerons pas, bien sûr, de vous les faire parvenir.
Pour la troisième année nous avons tenus notre dépôt-vente
de vélos sur la foire à tout d'Ezy le 20 septembre dernier, et
ce fut un réel succès avec plus de 50 vélos qui ont transité
sur notre stand, offrant un choix pour tous les goûts et pour toutes les
bourses. Enfin l'incontournable dossier piste cyclable, qui progresse lentement,
mais sûrement, puisque la commission du conseil régional pour l'attribution
de subvention se réunit mi-octobre. L'étude pour la réalisation
pourrait avoir lieu cet hiver et si tout se passe bien des travaux pourraient
commencer l'été prochain... Restons confiants dans l'avenir !
Laurence Astru.
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Le sac à dos constitue l'un des éléments
les plus importants de l'équipement du randonneur, même pour une
excursion à la journée. Indispensable, il ne devra donc pas être
choisi à la légère et être parfaitement adapté
à votre morphologie et à votre pratique. Suivez le guide...
Le choix de votre sac à dos ne doit pas être fait à la va
vite! En effet, même le plus simple des sacs devra d'une part protéger
vos affaires des conditions atmosphériques et d'autre part assurer une
répartition optimale de la charge entre les épaules, le dos et
le bassin. Une notion de confort primordiale, qui s'applique aux petits sacs
à dos comme aux grands. Même pour une faible charge, le sac doit
se faire oublier. Le dos de ce dernier et les bretelles devront donc être
matelassés, afin de ne pas lacérer les épaules. Tous les
sacs ne sont pas munis d'une ceinture, mais elle s'avère bien utile pour
stabiliser le sac. Elle permet de répartir, dans le cas de ceintures
larges, le poids de la charge sur le bassin, afin de soulager les épaules.
Cette caractéristique ne se rencontre pratiquement que sur les sacs d'un
volume supérieur à 35 litres et conçus pour la randonnée
en montagne. Pour être sûr de ne pas vous tromper, n'hésitez
pas à demander au vendeur de vous le charger, afin que vous vous rendiez
vraiment compte de ses qualités de confort de portage. Le confort de
portage est aussi lié à l'aération du dos. Sur les sacs
haut de gamme, le système le plus courant et le plus efficace semble
être une armature, associée à un filet de maille.
LES PETITS SACS POUR LA JOURNÉE
Avant de choisir un modèle de sac à dos, posez-vous la question
suivante : à quoi va-t-il me servir exactement ? En effet, il est inutile
d'acheter un sac d'un volume trop important qui sera beaucoup plus lourd et
encombrant qu'un petit modèle adapté à la rando à
la journée. Il existe deux types de petits sacs à dos : le modèle
de randonnée sur sentier et en moyenne montagne muni de poches latérales,
qui offre un volume assez important (plus de 30 litres). Et le modèle
dit multi-sports, qui est plus compact (pas de poches latérales). Ce
dernier permet de multiples réglages, pour une stabilité optimale
durant les activités nécessitant mobilité et agilité.
Ce choix fait, il ne reste plus que la question cruciale du volume. Tout dépend
de l'utilisation que vous comptez en faire et du lieu de pratique. Le randonneur
occasionnel qui parcourt la campagne le dimanche utilisera un sac d'un volume
de moins de 30 litres. Par contre, le randonneur de sentiers de montagne devra
s'équiper de plus d'affaires. Ainsi, un volume minimum de 30 litres semble
indispensable. En effet, il est dommage et même dangereux d'être
obligé de réduire le nombre d'affaires à emporter à
cause d'un sac trop petit.
LES GRANDS SACS
Dans la catégorie "grand sac", on distingue deux types : le
sac de randonnée d'un volume de 40 à 55 litres qui contiendra
le matériel nécessaire à une randonnée de 3 ou 4
jours, sac de couchage et matelas compris. Ils peuvent généralement
supporter une charge de 10 à 15 kg sans risques d'inconfort. Et le sac
de trekking d'un volume de 55 à 80 litres qui permet une grande autonomie
(matériel pour une semaine ou plus) et le transport de charge allant
jusqu'à 20 kg. Dans tous les cas et avant d'acheter un modèle,
sachez qu'il vaut mieux prévoir une petite marge de volume, au cas où.
Lorsque l'on décide de partir pour une randonnée de plusieurs
jours, le matériel à transporter sera souvent d'un poids supérieur
à 10 kilos. En effet, en plus de toute la nourriture, il vous faudra
transporter plusieurs vêtements (affaires de rechange, vêtements
chauds et imperméables ... ), sac de couchage, réchaud, matériel
de cuisine et peut-être la tente. Le premier atout d'un bon sac à
dos devra être le confort de portage. Le plus courant est le sac à
dos réglable en hauteur, au niveau des bretelles, ce qui permet de l'adapter
en fonction de la taille de l'utilisateur. Il faut savoir que pour porter un
sac à dos très lourd, la charge doit être principalement
supportée par les hanches. Ceci évite les contraintes sur la colonne
vertébrale et sur les muscles du dos et des épaules. Une armature
interne est pratiquement indispensable lors du portage de lourdes charges, car
elle permet une répartition sur les hanches et la ceinture. Pour maintenir
la stabilité du sac, lors de randonnées techniques à fort
dénivelé, il faut également répartir une partie
de la charge sur les épaules. C'est pourquoi, les bretelles se devront
d'être confortables, ergonomiques et munies de sangles pectorales. Les
sangles supérieures de tension, fixées en haut des bretelles,
sont, elles aussi, importantes pour la stabilité. Elles vous permettront
de plaquer le sac à votre dos, dans les parties techniques...
Article de Carole Alhaire,tiré de "La marche magazine" Hors
série n°2.
Bruno Frébourg.
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Le jour se lève sur Trifouilly-la-Recycleuse
SOS Déchets !
Il nous faut trier nos déchets dès la source, c'est à dire
dès notre poubelle. C'est la seule solution qu'il nous reste face à
l'énorme problème que posent maintenant les ordures ménagères.
Déjà dans la plupart de nos communes s'est mise en place la collecte
sélective. Et ça marche! L'image du français je m'en foutiste,
pollueur, incivique, est égratignée. Qu'en est-il dans notre secteur
de la vallée d'Eure ?
Et parmi nos adhérents qui n'a essayé de faire un tas de matériaux
verts pour le laisser se décomposer et récupérer un brin
de terreau?
Pour ma part, voici comment je procède depuis près de trente ans.
Dans le prochain numéro de notre revue, je parlerai, pour les perfectionnistes
et pour les petits espaces, de systèmes du commerce et de techniques
plus affinées.
½ mètre cube de
parfait terreau chaque année :
Quand arrive octobre, et que les premières feuilles mortes commencent
à joncher le sol, je ne prépare pas un grand feu qui enfumera
mes voisins, pas plus que je ne commence à emplir le coffre de ma voiture
de sacs bourrés de feuilles mortes à destination de la benne de
service. Rappelons que les éboueurs sont en droit de refuser de charger
de tels sacs. Pour rien au monde je ne voudrais laisser s'appauvrir mon terrain
et exporter ce véritable "or brun". Je composte!
Nous avons donc investi dans une fosse, qui n'a d'abord été qu'un
simple trou, en terre, dans l'encoignure de deux murs, au fond du potager. Cette
fosse a vite été entourée de murs. Elle mesure moins de
3 m sur 1,5 m. Sa profondeur intérieure est de 90 cm (voir schéma
A). Lorsqu'il lui arrivera d'être pleine, vers la Toussaint, elle aura
un volume d'environ 4 mètres cube, avant que le criblage du terreau,
les pluies de la mauvaise saison et le travail secret des micro-organismes n'affaissent
à nouveau l'ensemble du tas.
Comment procéder simplement
chez soi ?
Dans les petites communes, il y a encore peu de temps, nos grand parents ne
connaissaient pas le ramassage hebdomadaire, puis bi-hebdomadaire, des ordures
ménagères. Ils entassaient au fur et à mesure les déchets
de cuisine, les sarclages de jardin, les tailles de haies vertes et les curages
les plus divers sur "un tas de compost" qui était la réplique
du tas de fumier de leur voisin paysan. Aujourd'hui, tontes de gazon ou de thuyas,
restes de repas, dattes périmées, vases de fleurs fanées,
ont encore augmenté ce panel de déchets organiques.
Pour notre compte nous divisons, théoriquement, la fosse en deux parties.
Dans la première partie, nous empilons à longueur d'année
tout ce qui est dégradable, c'est à dire les matières vertes,
fraîches, avariées, capables de décomposition organique
(voir schéma A). Dans la deuxième partie sont compostés
les déchets anciens qui avancent en maturation, recouverts d'une plantation
de citrouille dont l'arrosage périodique entretient l'humidification
du tas.
Vers la Toussaint, pressé par les feuilles mortes qui jonchent les abords
de la maison, vient le temps de découvrir cette seconde partie et de
récolter les citrouilles (ou coloquintes, melons, etc.). La masse de
compost brun, vieux de près d'un an apparaît. Je crible alors ce
terreau compact sur du treillage étiré. (voir schéma B).
Vous pouvez prendre tout aussi bien du grillage serrurier à mailles de
50 mm.
La récolte du tas:
Sous le crible je récupérerai 6 à 7 brouettes bien huppées
de terreau noir, tout frais, tout aéré, qui, si je l'oublie se
couvre de tout un laboratoire de plantules prêtes à prospérer.
Ce véritable "or brun" ira compléter nos jardinières,
enrichir nos bêchages, saupoudrer nos pelouses, servir de substrat à
toutes nos caissettes de semis ou de repiquage (il faudra avoir soin de laisser
germer les graines naturelles avant toute utilisation pour semis!).
Au pied du crible s'est accumulé 1 à 2 brouettes de "refus"
qui seront réincorporées au prochain tas.
Entretenir un nouveau tas:
Voilà, le tour est joué pour un an. Ou presque, car il faut quand
même gérer la disposition des matériaux organiques jetés
en cours d'année.
D'abord en Novembre (voir schéma C), si vous voulez que les feuilles
mortes puissent se décomposer, il faut les mélanger à des
matières organiques fraîches, couche par couche, et arroser le
tout au fur et à mesure de la constitution du tas. L'élévation
de la température, le grouillement des vers et le tassement des couches
vous renseigneront bientôt sur votre bonne façon d'agir.
Mais il est important d'alterner les matières carbonées sèches
(feuilles mortes, herbe sèche ...) avec les déchets verts et frais
(voire du fumier animal) pour tendre vers un bon rapport carbone/azote (inférieur
à 30). Ce taux est nécessaire pour la bonne activité des
micro-organismes et la bonne évolution du tas. Et n'oublions pas l'arrosage
surtout. Vous l'avez compris, la clé du succès est dans l'art
du mélange.
Conclusion:
Plutlôt que de nous fatiguer 'à remplir des sacs poubelles qu'il
faudra mener à la benne à déchets verts, allégeons
notre travail. Déversons moins dans la poubelle et récupérons
pour nous les matières fertilisantes d'un compost.
Dès maintenant à nos pelles et à nos brouettes :
pour la santé de notre organisme,
pour la santé de notre jardin,
pour la santé des finances communales,
car avez vous réfléchi que des poubelles moins pleines pourraient
être ramassées une seule fois par semaine ?
NB: Quelques lignes de cet article se sont appuyées sur la revue "Les 4 saisons de jardinage" (Editions Terre vivante 38711 Mens Cedex)
Claude Duclos.
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Des nouvelles de l'environnement (proche ou lointain)
Le 09/02/1998
Frédéric Ogé, chercheur au CNRS, a mis au point cette méthode
pour parvenir à établir une liste de plus en plus exhaustive des
sites pollués de France. Il s'agit de passer au crible les archives de
chaque département pour découvrir qu'elles sont les industries
polluantes qui ont pu à tel ou tel moment, rejeter des déchets
toxiques dans leur terrain ou dans des terrains proches. On est parvenu à
la moyenne de 3000 sites par département sur lesquels, souvent, lotissements,
écoles, terrains de jeu ont eu le temps d'être construits en toute
ignorance et du même coup, sans le moindre remords. Les résultats
des précédentes recherches seront-ils publiés et accessibles
à tous ? Il faudra vaincre pour cela la pression des industriels, la
crainte des élus locaux de voir soudain déprécié
leur patrimoine... Il faudra que le ministère de l'environnement fasse
preuve de plus de hardiesse qu'en novembre dernier, lorsqu'il répertoriait
896 sites pollués en France, pas un de plus, et par exemple 6 dans la
banlieue sud de Rouen, alors qu'il faudrait en reconnaître des centaines,
en ce secteur que l'on a pu qualifier sans exagération de "Verdun
chimique".
Le 02/05/1998
Marcheurs ou cyclistes, nous avons tous constaté, dans les villages que
nous traversons, la raréfaction, voire la disparition pure et simple
des fontaines, et affronté souvent le désagrément de ne
pouvoir nous désaltérer et remplir une gourde ou un bidon. C'est
justement un amoureux de la randonnée pédestre, Jean-Pierre Franck,
ingénieur agronome, qui a réagi à ce constat en créant
en août 1994 une association "Fontaines de France". Sa tâche
: exhorter les communes à réhabiliter leurs fontaines, ou à
en édifier de nouvelles. Une cinquantaine de chantiers sont déjà
en cours dans le département de l'Yonne, où Jean-Pierre Franck
est Maire de la commune de Cravant. Nos lecteurs se montreront à coup
sûr intéressés par cette démarche et pourront écrire
s'ils le désirent, à l'adresse suivante :
"Association Fontaines de France", 22 route Nationale, 89460 CRAVANT.
Le 11/06/1998
On sait combien l'ozone de la stratosphère est nécessaire à
la vie sur terre en protégeant les êtres vivants contre les rayons
ultraviolets du soleil. On se souvient des inquiétudes consécutives
à l'appauvrissement constaté des "trous" d'ozone de
la stratosphère arctique et antarctique et dont l'utilisation des gaz
"CFC", les fameux chlorofluorocarbones, ont été jugés
être la cause.
La conférence de Montréal, en 1987, à l'issue de laquelle
150 états décidaient d'arrêter la production et l'utilisation
de ces gaz, semblait créer les conditions pour un retour progressif à
la normale au début du siècle prochain. Or, des chercheurs américains
de la NASA laissent entrevoir que gaz carbonique, méthane, protoxyde
d'azote, bref ces gaz que l'on accuse de provoquer un "effet de serre"
et d'entraîner un inquiétant réchauffement des basses couches
de l'atmosphère, pourraient bien, à l'inverse, en augmentant les
émissions infrarouges vers l'espace, provoquer dans la stratosphère
une baisse de température entraînant à son tour la destruction
de l'ozone.
Durant les hivers 93, 95, 96 des corrélations ont pu être établies
entre très forte baisse de la température arctique et une destruction
encore jamais constatée de l'ozone en ce lieu. Ont-elles pour autant
valeur de preuve ? D'autres chercheurs en doutent, notamment en France, à
l'École Normale Supérieure de Paris. Une démarche à
caractère international va aboutir, en l'an 2000, au lancement de 150
ballons susceptibles de rendre possible une meilleure observation des mécaniques
physiques et chimiques de la stratosphère.
Le 16/06/1998
Nous évoquions dans notre dernier numéro la fermeture de trois
usines d'incinération de la région Lilloise, du fait d'une émission
anormalement élevée de particules de Dioxine. Une étude
du ministère de l'environnement publiée le 3 avril reconnaît
que sur les 71 incinérateurs capables de brûler plus de 6 tonnes
de déchets par heure, seules 6 respectent la norme européenne
de 0,1 nanogramme par mètre cube, 15 usines dépassent les 10 nanogrammes,
et 12 se situent même au-delà de 15. Les préfets concernés
par ces graves dépassements ont reçu ordre de procéder
à des dosages de Dioxine dans les centres de collecte de lait proches
des incinérateurs et d'imposer aux exploitants de ces derniers la mise
aux normes la plus rapide.
Le 18/08/1998
Dans une région, le Nord/Pas-de-Calais, particulièrement confrontée
aux problèmes de contamination des sols par des métaux lourds
(plomb, zinc, cadmium...) , l'association "Environnement et développement
alternatif" vient de lancer un centre expérimental de dépollution,
mettant en jeu deux laboratoires universitaires de Lille, deux entreprises spécialisées
dans ce genre de tâche et un agriculteur dont les terres, près
de Douai, sont gravement contaminées, et qui mettra certaines parcelles
à la disposition des expérimentations : il s'agira de tester la
capacité de certains végétaux à absorber ces métaux
lourds. Dès l'automne, les premiers résultats de cette expérience
de "phytoextraction" pourront être connus.
Le 18/08/1998
En dehors de tout parti pris politicien, force est de constater le bon sens
et le courage des mesures proposées par la Ministre de l'Environnement,
Dominique Voynet , pour résoudre les problèmes de la qualité
de l'air dans les villes :
=> élaboration de plans de déplacements urbains qui privilégieront
enfin et réellement piétons, vélos et transports en commun,
par rapport à la sacro-sainte automobile individuelle...
=> de nouvelles exigences concernant l'abaissement des normes de pollution
pour les moteurs et les carburants ;
=> le transport des marchandises par le rail privilégié par
rapport au transport par la route ;
=> une fiscalité des carburants qui cesse enfin d'avantager le gazole
et encourage l'usage du gaz de pétrole liquide (GPL), du gaz naturel
véhicule (GNV).
Bien sûr, les meilleures mesures n'auront que peu d'effet si "homoautomobilis",
selon les termes mêmes de la Ministre, continue à se montrer incapable
de se conduire en ... "homosapiens".
Dans une interview accordée au "Monde".
Le 19/08/1998
Au cours de la dernière saison de chasse, de juillet 1997 à février
1998, 224 personnes ont été victimes d'accidents de chasse par
armes, dont 45 mortels et 104 graves. Ces victimes sont le plus souvent des
chasseurs eux-mêmes, ou des personnes les accompagnant. Neuf promeneurs
étrangers au monde de la chasse, s'adonnant aux plaisirs de la bicyclette
ou de la cueillette des champignons ont été blessés ou
tués. Nelly Rossinot, secrétaire du "rassemblement des opposants
à la chasse" (ROC) assure que le nombre d'accidents concernant ces
dernières personnes serait beaucoup plus élevé si elles
ne se censuraient pas elles-mêmes. Nombreuses sont celles qui renoncent
à ce genre de loisirs dès l'ouverture de la chasse. "En fait,
on assiste à une confiscation de l'espace par les chasseurs". Pour
éviter les repas de chasse trop arrosés, Nelly Boutinot propose
d'instaurer des tests d'alcoolémie : "les automobilistes y sont
soumis, alors que les fusils sont toujours destinés à tuer, pas
les voitures". Elle reconnaît néanmoins la probité
de l'enquête de l'office national de la chasse, qui aboutit à la
découverte d'un nombre annuel d'accidents plus élevé que
celui qui était avancé les années précédentes
à partir des seules statistiques de la gendarmerie. A noter que l'Eure
appartient aux treize départements comptant le plus d'accidents (au moins
cinq), mais aucun n'étant mortel.
Jean Brédeloup.
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Si je vous dis : vous pouvez chauffer 135 m²
à 20°C durant tout l'hiver sans aucune contrainte pour moins de 3000
francs, que me répondez-vous ? Impossible !
Eh bien non ! c'est tout à fait réaliste, seulement voilà,
vous ne connaissez sûrement pas ce type de chauffage qui a pourtant plus
de 15 ans de recul et qui est utilisé par certains OPHLM et OPAC.
Il ne s'agit pas en effet de l'électricité car même en jonglant
avec votre "tempo" votre consommation est largement supérieure
et à défaut des 20°C vous pouvez toujours garder votre petite
laine. Le chauffage au fuel ou au gaz ? Non, bien sur ! car il y a les corvées
d'approvisionnement et de ramonage annuelle ainsi que la révision de
la chaudière.
Alors ? Il s'agit du "CHAUFFAGE
NATURE", une énergie qui se renouvelle éternellement
grâce au soleil, au vent, à la pluie. Cette énergie
prélevée est gratuite. Le sol autour d'une maison constitue,
en effet un réservoir qui reçoit en permanence l'énergie
du soleil, de la pluie et du vent.
Pour récupérer l'énergie naturelle provenant du sol extérieur,
les procédés utilisent un circuit frigorifique composé
des éléments suivants :
Ce type d'énergie doit se
concevoir lors de la construction d'une maison neuve ou bien lorsque vous restaurez
une maison avec de très gros travaux de réfection de sols et d'isolation.
Le capteur est enterré sous la surface naturelle du terrain bien exposé
au soleil (compter environ 120 m² de capteur pour 135 m² habitable).
Le générateur n'est guère plus gros qu'un lave linge et
peut être mis au sous-sol ou dans une arrière cuisine.
Le plancher chauffant est à incorporer dans la chape flottante , il redistribue
l'énergie.
AVANTAGES DU SYSTÈME :
- Le chauffage est assuré
par un plancher à basse température mais il n'a plus rien à
voir avec le plancher chauffant d'il y a 15, 20 ans. Il est maintenant très
confortable car la température au sol est inférieure à
celle du corps (entre 23 et 28°C). Vous ne risquez donc pas d'avoir les
jambes enflées et les meubles qui s'abîment.
Contrairement aux chauffages traditionnels la sensation de froid aux jambes
et chaud à la tête est supprimée, enfin l'air n'est pas
desséché et les poussières ne sont pas carbonisées
comme avec le convecteur électrique.
- Comme 75 % de l'énergie utilisée est gratuite, votre générateur
consomme donc à l'année (un peu plus que votre frigo dont il a
le principe) environ 2500 francs d'électricité .
- Vous contribuez à la protection de l'environnement car ce type de chauffage
vous permet d'éviter d'accentuer la pollution due aux énergies
fossiles comme le gaz et le fuel (NO, CO, CO²). Ces pollutions constituent
en effet un risque pour la nature : qualité de l'air qui nous respirons,
effets de serre, pluies acides...
Quant au coût d'installation, il n'est guère plus élevé
qu'un bon chauffage électrique rayonnant. Et surtout n'hésitez
pas si vous êtes intéressés à faire jouer la concurrence.
Catherine Le Flohic.
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Pour tout renseignement: contact@boneuredevivre.com