Numéro
21-Octobre 2006 |
Au sommaire de ce numéro :
| Éditorial | Faites un pas ... |
| Prochaines Sorties | |
| Malbouffe et Jardinage | |
| Isabelle et Bruno | D'Hum'Eure |
| Une mare dans le village | Les vieilles chapelles |
| Composition du bureau 2006 |
Chers adhérents,
Toute l’équipe de Bon’Eure de Vivre s’est mobilisée pour vous concocter un bulletin n°21 spécial rentrée, et ceci grâce à notre nouveau rédacteur en chef, Jean Michel Pichot, que nous remercions chaleureusement.
Chacun y a mis de sa petite touche et Denise dans son article « faites un pas » a parlé au nom de tous.
Lors de la journée « construction de nichoirs » en février nous avons eu l’honneur d’exposer des peintures d’oiseaux de Mlle Vigny et nous la remercions à nouveau pour cela.
Toutes les sorties ont été ensoleillées, comme quoi le choix des dates était le bon !! Nous tâcherons de faire de même l’an prochain. Si nous le pouvons…
Et puis nous avons organisé, avec le Syndicat Intercommunal de la Voie Verte de l’Eure à l’Avre, la journée Cyclotouriste avec découverte du patrimoine le 16 septembre. Nous sommes heureux de ce partenariat avec le SIVVEA et nous espérons poursuivre à l’avenir d’autres animations sur la voie verte, puisque le projet devrait être inscrit au budget du conseil général pour 2007 et les travaux pourraient commencer en 2008.
D’ici là encore un peu de patience… Et encore de belles promenades en perspective …
à bientôt.
Laurence Astru
Quand j’ai pris ma première adhésion à Bon’Eure de Vivre, il y a huit ans, c’était pour profiter des sorties naturalistes, pour marcher à plusieurs, pour rencontrer des gens simples et sympa, qui savaient transmettre leurs connaissances sur notre environnement et sur la nature de notre région. Je consommais… On commence toujours comme ça dans les associations…
Et puis le bureau lançant des appels, j’ai accepté de faire un peu plus, à hauteur de mes capacités. Entrer dans le bureau, ce n’était pas prendre une tonne de responsabilités ! C’était accepter de « travailler » dans un groupe, d’apporter des idées, de faire ENSEMBLE pour que l’association vive et continue.
Si j’écris cela, ce n’est pas pour réclamer une médaille ! C’est juste pour dire que c’est un signe de bonne santé de l’association quand de nouveaux membres viennent renforcer le bureau, assurer la relève de ceux qui y ont passé beaucoup d’années ; « C’est que du bonheur ! » (Sinon, on ne resterait pas si longtemps.)
Déjà, des adhérents ont proposé leurs compétences pour des activités ponctuelles : Jean-Michel propose de mettre en page le bulletin. Michel et Jean-Pierre s’investissent dans la préparation du rallye pédestre.
Il y a encore de la place, pour continuer, mais aussi pour de nouvelles idées, de nouvelles activités, pour renforcer la vigilance quant à l’environnement de notre région, et pour poursuivre ce qui a été à l’origine de Bon’Eure de Vivre : l’aboutissement de la Voie Verte.
Alors… Faites un pas…
Denise Hubert
Pratiquer le nourrissage hivernal
Pourquoi ?
Depuis longtemps, la destruction croissante des milieux naturels (disparition des zones humides, déforestation, uniformisation des paysages, pollutions accidentelles ou non) réduisent ou font disparaître à la fois les ressources alimentaires des oiseaux et les sites potentiels de nidification.
Comment ?
Nourrissez les oiseaux en hiver, pour leur permettre de maintenir leur température corporelle (40°c) et de lutter contre les maladies, surtout pendant les périodes de gel, de neige, de froid intense et seulement jusqu’au retour du printemps, de manière régulière et continue, avec des graines de tournesol, de la graisse non salée (saindoux, margarine) des fruits (pommes, poires même blettes), des noix et noisettes décortiquées, des graines de têtes de chardons sèches, des baies séchées de sorbier, de sureau. N’oubliez pas l’eau dans une assiette (si elle gèle, remplacez-la souvent mais ne rajoutez rien dans l’eau).
Ne leur donnez pas d’aliments salés (biscottes, cacahuètes), de pain sec, de noix de coco séchée, de graine de lin, qui entraînent des troubles digestifs mortels.
Les mangeoires :
Fabriquez ou achetez des mangeoires, à installer hors de portée des prédateurs, dans un endroit bien dégagé. Ne pas utiliser de produits de traitement du bois (risques d’empoisonnement). Nettoyez-les souvent et régulièrement pour éviter la prolifération des parasites néfastes aux oiseaux.
Installer des nichoirs :
Pour compenser la raréfaction croissante des cavités naturelles, et permettre aux oiseaux de maintenir les œufs puis les oisillons au chaud et au sec, fabriquez ou achetez des nichoirs.
Les installer à l’automne (abri nocturne pour l’hiver), dans un endroit calme et abrité, au minimum à deux mètres de hauteur (la hauteur varie en fonction des espèces), contre un mur ou un tronc d’arbre, orienté de préférence vers l’est ou le sud-est, impérativement protégé des vents dominants et de la pluie. Les nettoyer une fois par an à l’automne. Ne pas déranger les oiseaux en période de reproduction : en vous postant à distance, vous saurez aussi bien si le nichoir est occupé.
Merci d’appliquer ces conseils. 87% des mésanges charbonnières meurent au cours de leur première année de vie, principalement en hiver. Pourtant, celles qui survivent sauront au printemps prochain, pour se nourrir et nourrir leurs jeunes, éliminer de votre jardin beaucoup d’insectes indésirables.
Pour d’éventuels conseils, vous pouvez contacter Jean-Claude Bertrand (02 32 58 30 06)
SAMEDI 14 OCTOBRE 2006: Michel Joly, avec son talent habituel, nous parlera géologie en nous emmenant sur les sites qu’il a étudiés. Rendez-vous à 14 heures devant la salle des fêtes d’ézy.
DIMANCHE 12 NOVEMBRE 2006 : l’équipe qui prépare le Xe rallye pédestre vous attend également à la salle des fêtes d’ézy à 8 heures 30, pour un périple génial et plein de découvertes en bordure de l’Eure et Loir.
« Les français dépensent plus pour le jardinage que pour l’informatique. C’est leur passe-temps premier et préféré ! » entendait-on sur France-inter récemment...
Cela devrait nous réjouir au moment où notre alimentation très industrialisée et très mondialisée se présente à nous avec des étiquettes de plus en plus longues à lire qui ne nous protègent absolument pas du manque de goût, des leurres chimiques additionnels, des substances allergisantes, ni bientôt des OGM eux-mêmes.
Mais dans le même temps où les jardineries font le plein, les jardins potagers souffrent de désaffection et les jardins familiaux (autrefois appelés jardins ouvriers) ne recrutent pas. Sur ces lots, de taille variable, chacun est laissé libre de cultiver à sa guise, comme bon lui semble, aussi bien des légumes que des fleurs. Beaucoup y suppriment l’engrais chimique, recourant plutôt aux engrais organiques traditionnels tels le fumier ou l’engrais vert. Il resterait un gros effort à faire pour utiliser moins les pesticides.
à Ézy, la municipalité tient un terrain où il suffit de défricher. à Ivry, un terrain privé comportant une quinzaine de parcelles individuelles louées à l’année pour un prix très modique va bientôt se couvrir de friches au grand désespoir des jardiniers amateurs présents car nul n’est intéressé. Bref, on pourrait multiplier la constatation : la loi de l’offre et de la demande joue en faveur de ceux qui veulent s’adonner à cette activité physique très créative. Il suffit de chercher pour trouver un lopin à cultiver !
De la même façon, nos contemporains qui ne cessent de se plaindre du manque de goût des fruits de supermarché, achetés trop chers et cueillis trop tôt, semblent avoir perdu l’envie de planter un arbre fruitier chez eux dès qu’ils possèdent leur bout de terrain. Un ami qui cueillait sous mon Burlat me disait: « Pourquoi ai-je été aussi bête, lorsque j’ai fait construire, de planter un cerisier-fleur qui ne régale que les oiseaux alors qu’aujourd’hui je pourrai me régaler chez moi de fruits bien mûrs et non traités !»
Il est vrai que l’argument des traitements devrait à lui seul ramener vers le potager et le verger une partie des gens qui accèdent à la maison individuelle. Mais c’est peut être oublier que nombre des citadins qui nous arrivent n’ont plus de tradition rurale et que certains n’ont peut être pas même accédé au véritable goût des produits naturels. J’en veux pour preuve l’émerveillement d’une charmante trentenaire découvrant toute la saveur des tomates de jardin, « si loin de celles qu’on achète, en été comme en hiver, et qui sont toutes cultivées en serre » !
Alors, qu’est-ce qu’on attend ?...
Claude Duclos
N.B. Pour ceux qui font du pain eux-mêmes, ou veulent se renseigner, on peut trouver de la farine « bio », complète ou intégrale, dans les lieux suivants :
- à la coopérative « Biocer », au Plessis-Grohan près d’évreux ;
- au « Biocoop »de Nettreville à évreux ;
- à « l’Herbe aux druides » à Dreux ;
- à « l’Escale bio » de l’espace St Matthieu à Houdan ;
- au « Champion » de Saussay il y a de la farine type 65 issue de l’agriculture biologique.
De mars à août 2006, le bureau de Bon’Eure de Vivre ne s’est pas réuni. Cependant, nos activités se sont déroulées comme prévu : le 4 mars, 22 personnes venaient construire des nichoirs, sous l’œil averti de Jean-Claude et de Claude.


Le 19 mars, la randonnée de printemps rassemblait 52 marcheurs, autour des jolis villages de Boisset et de Montchauvet (Yvelines).
Le 9 avril, après une centaine de mètres avec Bruno et Isabelle, 14 cyclistes grimpaient vers la Couture et les chapelles. Le 13 mai, une quarantaine d’oiseaux allaient à la rencontre de leurs congénères ailés !

Le 10 juin, une trentaine de personnes étaient à la sortie fleurs sur les pentes d’Ivry.
Le 2 juillet, une dizaine de personnes étaient au rendez-vous de la sortie « insectes de nos coteaux ». L’une d’entre elles a proposé de mettre ses connaissances sur les insectes au service du groupe.
à chaque rencontre, à peu près une ou deux adhésions nouvelles sont faites. à fin août, je comptais donc pour 2006, 115 adhésions réglées, dont 13 nouvelles. La relance des retardataires, qui se fait habituellement avec la parution du bulletin, n’a pas été faite. Mais il n’est jamais trop tard pour réparer les oublis…
Il faut noter que grâce au « Hérisson » produit par Haute-Normandie-Environnement, des gens viennent d’évreux ou de plus loin. Il faut donc « assurer » l’animation de nos sorties. Plus que jamais, il va falloir qu’on sache qui prend en charge chaque activité.
Le bureau, dès la fin d’août, a dû prévoir d’être présent au forum des associations, à ézy le 9 septembre, et l’animation du 16 septembre, journée du Cyclotourisme, des Voies Vertes et journée du Patrimoine : trois bonnes occasions de pédaler, d’emprunter les pistes cyclables et de visiter notre belle vallée (musée du peigne, églises de Croth et d’Anet).
Denise Hubert
Tout le monde ne possède pas Internet et certains parmi nous aimeraient pouvoir suivre mieux le tour du monde à vélo entamé en avril dernier par Bruno et Isabelle Frébourg, deux membres bien connus de Bon’Eure de Vivre.
Après avoir traversé l’Angleterre et l’Irlande, après avoir roulé sur les îles Orcades, Shetland et Féroé, nos deux amis ont achevé deux mois de randonnée en Islande et viennent de parvenir au Danemark. Leurs récits et leurs photos nous font bénéficier nous aussi des surprises et des émotions du voyage.
Si on feuillette l’album qu’ils nous ont envoyé d’Islande, on voit que malgré le voisinage tout proche du cercle polaire arctique, des arbres et des arbustes réussissent à s’accrocher, dans les meilleures niches des fonds de vallée ou en ville dans les jardins familiaux les mieux enclavés. Ici, des graminées pionnières commencent à stabiliser les sentiers tracés sur les éboulis cendreux des volcans récents. Là, des surfaces rectilignes balayées par les vents que rien n’arrête laissent apparaître les grosses projections volcaniques dégagées de leurs cendres fines et nous rappellent les immenses pierriers des regs sahariens. Rien n’est dit des crevaisons que ce monde minéral doit engendrer pour les vélos ! Un peu plus loin, nous rêvons d’emprunter le sentier en gorge, tracé en plein cœur du rift, à l’endroit même où s’écartent les plaques atlantiques et américaines, « à cheval sur deux continents ». Ailleurs, Bruno, excellent photographe animalier (on ne peut oublier le petit coucou narquois de son phoque saisi au sortir de l’eau), nous fait vivre l’instant « t-1 »de l’éruption d’un geyser, au moment où l’eau bleue se met à blanchir et annonce par une superbe bulle qui enfle l’énorme hoquet sulfureux qui va suivre !
L’appareil de Bruno saisit aussi pour nous le sourire d’amis français venus à leur rencontre pour partager trois semaines de sac à dos et une partie des joies et des difficultés du périple. Plus incidemment, il saisit l’excellente santé des mollets d’Isabelle…
Bon voyage à vous deux et merci de nous améliorer tous !
Claude Duclos


De tout temps, les hommes et les animaux se sont regroupés autour des points d’eau qui représentaient leur survie. Je reste persuadée que la rivière demeure une « ligne de vie » qui rapproche ceux qui se sont établis dans sa vallée.
Pour nous, il s’agit de l’EURE qu’il faut considérer comme une chance quand on la découvre du haut d’un pont ou au détour du paysage : c’est à la fois la gaîté et le calme qu’elle dégage dans notre région verdoyante, qui nous la rend attachante.
Depuis quelques années, on nous incite à la citoyenneté par des gestes simples, afin de mieux trier nos déchets pour en revaloriser certains : je constate avec tristesse que beaucoup d’entre nous considère la rivière comme une décharge à ciel ouvert. Quand on jette devant chez soi, on n’ignore pas que le courant emporte pour en faire profiter les autres ! Ce qui disparaît à la vue est très vite oublié « pas vu, pas pris ». On feint d’ignorer les conséquences sur la faune, la flore, et l’équilibre de la nature en général.
Dans le même ordre d’idée, les engins à moteur (type quad ou motos-cross) sont lâchés en toute liberté dans la campagne : les nuisances sonores et les dégâts d’érosion des sols s’ajoutent à l’insécurité des promeneurs à côté de cela, quand quelques canoës glissent sur l’eau sans bruit, sans nuisances particulières sur le milieu aquatique, c’est le « tollé général ». Je crois pourtant savoir qu’en dehors de ce loisir, certains adhérents de ce sport participent à la journée « rivière propre ».
La nature met beaucoup de temps à nous faire payer notre bêtise. Souhaitons pour les générations futures un sursaut de lucidité.
Michèle Hygon
Pour nous écrire :
Bon’Eure de Vivre
Mairie
27530 ézy-sur-Eure
Notre site Internet :
www.boneuredevivre.com
Le patrimoine commun est un dépôt ; nous l’avons reçu successivement agrandi par les mains qui l’avaient reçu avant les nôtres ; nous sommes tenus de le rendre plus agrandi encore à proportion de ce qui nous est devenu possible.
Nous avons hérité, nous devons compte de l’héritage.
Extrait du livre de Frédéric Passy :
Le Petit Poucet du xixe siècle (édition de1895)
Frédéric Passy (1822-1912), premier prix Nobel de la Paix en 1901, possédait une propriété à ézy où une rue porte son nom.
Une mare dans un village constitue un élément précieux du milieu. Sa faune originale, sa végétation ainsi que son rôle essentiel pour la rétention des eaux sont autant de critères d’intérêt.
Certaines mares, mieux préservées que d’autres ou se trouvant dans des conditions particulièrement originales, présentent donc une valeur patrimoniale exceptionnelle qu’il convient de conserver. Depuis quelques années la région effectue un recensement de ces endroits. L'une de ces mares se situe dans notre canton il s'agit de la Bonne Mare à épieds.La mare, élément paysager attractif :
Une mare ceinturée par sa flore originale bruissante de toute vie animale, est un atout pour le paysage d’une commune, elle attire le regard.
Dans les eaux riches et calcaires, la végétation abonde et s’étale à la surface de l’eau. Au printemps, de nombreuses fleurs telles que renoncules et nénuphars émergent.
Dans les eaux acides, la végétation devient plus discrète mais les floraisons n’en sont pas moins remarquables.
Comme vous le constatez, une petite pièce d’eau calme telle qu’une mare c’est en fait toute une ambiance à conserver et apprécier.
La mare, un refuge pour la vie sauvage :
Dans un espace agricole, la mare représente un flot indispensable pour la conservation d’une faune et d’une flore spécifiques des eaux dormantes.
Une mare permet la reproduction de nombreux animaux tels que les amphibiens, coléoptères, libellules et oiseaux. Cet espace représente toute une chaîne locale de vie animale et végétale dont chaque élément est dépendant l’un de l’autre.
La mare, conservatoire de la biodiversité locale :
Les petites mares rurales sont les lieux privilégiés d’observation, de découverte et de pédagogie sur le monde animal et végétal. De nombreux phénomènes écologiques peuvent y être observés. Une vie insoupçonnée peut être montrée aux plus jeunes.
Certains animaux ou végétaux vivant dans les mares de nos campagnes sont devenus très rares. Les batraciens, grenouilles, crapauds et tritons disparaissent du paysage rural en même temps que disparaissent les mares. Prenons pour exemple végétal le flûteau étoilé qui n’a été observé que dans seulement deux mares du département de l’Eure. Nous entendons tous dire de la bouche de nos anciens que nous voyons moins de nénuphars...exemple à méditer parmi tant d'autres.
La mare, un patrimoine à préserver et entretenir :
Creusées à l’endroit de dénivellations naturelles, les mares collectent les eaux de ruissellement qui proviennent des champs et des routes des alentours. On prend enfin conscience de nos jours, de leur rôle essentiel contre l’érosion des terres agricoles et les inondations.
Une mare doit donc bénéficier de cet entretien simple qui fait qu’elle reste un élément de vie (curage périodique, fauchage des roseaux,...).
Conserver une mare dans un village c’est conserver la vie.
Richard Buhan
Pour cette édition 2006 de la sortie « vieilles chapelles » notre petite troupe prit la direction du plateau à 9h30 d'ézy-sur-Eure pour effectuer environ 30km à la découverte de notre belle région.
Avant de quitter ézy un petit tour par la ferme auberge pour une visite surprise à nos amis Isabelle et Bruno qui prenaient ce jour là le départ pour leur long périple autour du monde.
Après les avoir accompagnés de quelques coups de pédales nous voici commençant notre promenade par le plus dur, la côte qui sépare ézy de La Couture Boussey.....on rassemble la troupe joyeuse à l'entrée de cette ville : nous soufflons un peu et direction le plateau et le village d'épieds.
Une visite de l'obélisque d'épieds, érigé sur ordre de Bonaparte en 1804 en mémoire du roi Henri IV qui se reposa sous un poirier en ce lieu le 14 mars 1590 à l'issue de la bataille d'Ivry. Exceptionnellement les portes du monument nous sont ouvertes : nous franchissons les grilles et nous approchons le monument.
Ensuite l'église d'épieds nous ouvre ses portes : merveille du Plateau, par sa décoration, et curiosité puisque cette église possède deux clochers. L'existence de l'édifice est attestée dès 1071. L'intérieur nouvellement restauré présente de nombreux tableaux et statues de toutes les époques. Beaucoup de personnes se demandent pourquoi cette église possède deux clochers. Et bien il s'agissait simplement d'un signe d'opulence de la commune au xixe siècle. Malheureusement cette visite est également l'occasion de faire le point sur les récentes affaires de vols dans les églises du canton.
Midi sonne l'heure du pique-nique et nous profiterons de la place du village pour ouvrir nos sacs et se poser un peu. Installés sous un poirier derrière la mairie, c'est toujours l'occasion de plaisanteries et d'anecdotes autour d'un bon café.
En début d'après-midi, nous reprenons la route en direction de La Couture-Boussey où nous sommes attendus à 14h pour une visite guidée du musée des instruments à vent car c'est bien dans la capitale de la musique que nous nous trouvons.
Ce musée unique au monde présente la gamme des instruments réalisés dans la commune des origines à nos jours. Cette industrie se confond avec l'histoire, puisque selon la tradition, la proximité du château d'Anet où de somptueuses fêtes étaient données, aurait favorisé la production d'instruments de musique. Pour d'autres la tradition remonterait à la bataille d'Ivry en 1590 où les Couturiots ramassèrent les flûtes et les fifres abandonnés par les mercenaires suisses et en copièrent les modèles. Ainsi depuis cette époque ancienne toute une population d'artisans locaux a maintenu, de père en fils, la tradition mais également modernisé la production pour conquérir le marché mondial.
Après cette visite, les petites routes sinueuses nous ramènent dans la vallée pour rejoindre la région Centre afin de découvrir le charmant village de Saussay avec un émouvante visite guidée de son église qui fut ouverte spécialement pour satisfaire notre curiosité.
Richard Buhan
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| Présidente : Laurence Astru (ézy) Vice-président : Claude Duclos (ézy) Secrétaire : Denise Hubert (Sorel) Trésorière : Michelle Frémont (ézy) |
Membre du Conseil d’administration :
Richard Buhan (épieds), Bruno Frébourg (Mérey), Michèle Hygon (ézy), Michel Joly (Normanville), Sylvain Louveau (Berchères), Olivier Lulka (Garennes)
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Pour tout renseignement: contact@boneuredevivre.com